Et si votre anxiété n’est pas telle que vous l’imaginez ?

Le perfectionnisme à l’œuvre

Et si votre anxiété ne ressemblait pas à celle que vous imaginez ?

Nous considérons habituellement certains comportements comme des qualités. Pourtant, elles peuvent cacher des stratégies pour faire face à l’anxiété. Il en va ainsi du perfectionnisme, du besoin de contrôle, du surinvestissement, de l’hyperactivité ou de la recherche excessive de l’approbation des autres. Ce n’est pas le comportement lui-même qui révèle l’anxiété, mais la fonction qu’il remplit pour la personne. Une personne calme dans une crise peut simplement être… calme et efficace, et non pas anxieuse qui a acquis la maîtrise de son stress.

On imagine généralement la personne anxieuse comme quelqu’un qui s’inquiète beaucoup, évite, panique, paraît tendue, manque de confiance.

La réalité peut être différente. Par exemple, chez D, le perfectionnisme est devenu une stratégie pour tenter de contrôler son anxiété. « Si je ne fais pas parfaitement les choses, je risque d’être mal considéré. » La situation est vécue comme une menace. Elle provoque un état interne anxieux. Le perfectionnisme est devenu sa stratégie de réponse. La réussite suscite la reconnaissance de l’entourage. Elle soulage la personne et renforce sa stratégie. « J’ai bien fait de me montrer parfait ».

La personne vient consulter. Non pas parce qu’elle se sent « anxieuse ». Mais parce que la stratégie qu’elle a mise en place, pour ne pas ressentir son anxiété, commence à lui coûter cher. 

Vers l’Essentiel avec Schopenhauer

 

Arbre aux racines profondes

La philosophie est une ressource féconde. Elle peut nous aider à passer du terrain superficiel aux couches profondes et plus existentielles. Ce qui est important, c’est ce que nous sommes vraiment. Ce n’est pas ce que nous possédons. Ce n’est pas ce que nous représentons aux yeux des autres.

Les biens matériels nous illusionnent. Car l’accumulation de richesses est sans fin. Elle apporte souvent de la déception. En effet, plus nous possédons, plus nous reculons les limites de nos attentes. Nous pensons posséder nos biens, mais ce sont eux qui finissent par nous posséder.

Ce que nous représentons aux yeux des autres est source principale d’anxiété chez beaucoup de personnes. Or, cette représentation est le produit de notre imagination. Qui plus est, elle est fugace. Comment pouvons-nous savoir ce que les autres pensent réellement de nous ?

Ce qui importe, l’essentiel, ce sont nos valeurs morales, nos priorités dans la vie, notre ouverture intellectuelle, notre capacité d’indépendance intellectuelle, notre authenticité, la qualité de notre relation aux autres.

 

Qu’arrive t’il à votre sang en cas d’anxiété ?

L’anxiété n’est pas qu’un phénomène mental. Ce n’est pas que dans la tête !

Elle déclenche une « cascade de modifications biochimiques rapides. Celles-ci  se propagent dans la circulation sanguine. Et elles affectent l’organisme de manière mesurable » (Lewis Fall, Université de South Wales).

L’anxiété augmente la production de radicaux libres (stress oxydant). Ce qui a pour effet de remodeler le sang. Qui plus est, d’augmenter sa propension à coaguler. Le risque cardio-vasculaire lié à l’anxiété n’est donc pas à écarter.

Travaillons sur vos croyances limitantes

Nous avons tous des croyances sur nous-mêmes, sur les autres et sur le monde. La plupart fonctionnent en arrière-plan. Elles sont comme des filtres à travers lesquels nous interprétons nos expériences. Certaines nous soutiennent. D’autres, au contraire, limitent nos possibilités. Mais, nous n’en avons pas conscience. Ce sont nos croyances limitantes.

Une croyance limitante n’est pas nécessairement vraie. C’est une idée qui s’est construite au fil du temps. Et qui a fini par s’imposer comme une évidence.  « Je dois toujours être à la hauteur ».  « Si je me trompe, je serai rejeté ».  « Je ne suis pas capable ». Elles sont multiples et propres à chacun. Elles contribuent souvent  à entretenir l’anxiété. Elles maintiennent un état de vigilance, d’anticipation ou de doute.

L’hypnothérapie ne cherche pas à effacer des pensées, ni à convaincre autrement. Elle propose un espace pour prendre du recul sur ces mécanismes automatiques. Elle explore leur origine. Elle ouvre d’autres façons de percevoir une situation, de se percevoir soi-même. Elle permet de faire advenir d’autres façons de réagir.

Le rôle de l’hypnothérapeute est d’accompagner ce mouvement de prise de conscience et de changement. Il est de permettre à la personne de retrouver davantage de liberté, face à ce qu’elle croyait jusque-là immuable.

 

Qui vous accompagne ?

Ma formation est d’abord universitaire : Docteur en Gestion des Ressources Humaines (Université de Lille). Je suis, depuis longtemps, sensible aux questions de santé et de bien-être. J’ai choisi, récemment, de me former à l’hypnothérapie. Praticien en Hypnose Ericksonienne (Certificat Psynapse, partenaire de la FFHTB).

Sportif , j’anime des sorties de marche nordique (Brevet fédéral de la FFRP). J’assure également des séances de renforcement musculaire.

Ces différentes expériences nourrissent ma compréhension du lien étroit entre le corps et l’esprit. Compréhension fondamentale pour accompagner l’anxiété avec douceur, cohérence et respect du rythme de chacun.

La vie m’a conduit à croiser de nombreux parcours humains. Chacun a sa manière propre de ressentir, de réagir et de se protéger face à l’anxiété. Derrière les symptômes se trouve toujours une personne, avec son histoire et ses ressources.

En hypnothérapie, cette approche humaniste me permet d’accompagner chaque personne avec douceur, présence et respect de son rythme intérieur.

L’objectif est de mieux comprendre et réguler les réactions anxieuses, pour retrouver un équilibre plus stable et durable.